L’énergie verte vient de sources renouvelables : soleil, vent, eau, biomasse. Elle a produit 27% de l’électricité de métropole en 2025.
Le mot « vert » est partout : sur les contrats d’électricité, les offres de gaz, les panneaux solaires du voisin. La loi, elle, ne parle pas d’énergie verte mais d’énergie renouvelable, et elle en donne la liste exacte. Le nucléaire y figure-t-il, à votre avis ? 😊
Quelle place occupent les renouvelables en France, et comment en consommer chez vous ? Les chiffres viennent de RTE et du ministère de la Transition écologique. Pour les prix et les démarches, nous renvoyons vers les guides de la rubrique.
L’essentiel en 30 secondes
Dans l’usage, une énergie verte est une énergie renouvelable, liste fixée par le code de l’énergie : le nucléaire n’y figure pas, il est bas carbone. En France, les renouvelables couvraient 23,0% de la consommation finale brute d’énergie en 2024, pour un objectif de 33% en 2030.
Ce qui compte comme vert
- le solaire, l’éolien et l’hydraulique
- la biomasse, dont le bois-énergie
- le biogaz et le biométhane
- la géothermie, les énergies marines et la chaleur captée par les pompes à chaleur
Trois façons d’en consommer
- une offre d’électricité verte, garantie par des certificats
- une offre de gaz vert, à base de biométhane
- vos propres panneaux solaires, en autoconsommation
27%de l’électricité produite en métropole en 2025 était renouvelable
95,2%de l’électricité produite en métropole était bas carbone, nucléaire compris
33%de renouvelables dans la consommation d’énergie, objectif légal pour 2030
Au sommaire de ce guide
C’est quoi l’énergie verte ?
L’énergie verte est l’énergie produite à partir de sources renouvelables, c’est-à-dire de ressources non fossiles qui se reconstituent : le soleil, le vent, l’eau, la chaleur de la terre et la matière organique. « Verte » est le mot du langage courant. Le droit emploie « renouvelable ».
L’article L211-2 du code de l’énergie en dresse la liste. On y trouve l’éolien, le solaire thermique ou photovoltaïque, la géothermie, l’énergie ambiante, les énergies marines (marémotrice, houlomotrice, osmotique), l’hydroélectricité, la biomasse, les gaz de décharge, ceux des stations d’épuration et le biogaz.
La biomasse est la fraction biodégradable des produits et résidus agricoles, forestiers et de la pêche, ainsi que des déchets d’origine biologique. L’énergie ambiante est la chaleur naturellement présente dans l’air, les eaux de surface ou les eaux usées : c’est elle que captent les pompes à chaleur.
Le Médiateur national de l’énergie reprend la même logique pour l’électricité : sur son site energie-info.fr, l’électricité verte est celle qui provient exclusivement de sources renouvelables. Le pétrole, le gaz naturel fossile, le charbon et l’uranium en sont donc exclus.
Quelles sont les énergies vertes ?
Le ministère de la Transition écologique regroupe les renouvelables en cinq grandes familles : l’éolien, le solaire, la biomasse, l’hydraulique et la géothermie. L’éolien et l’hydraulique produisent de l’électricité, le solaire de l’électricité et de la chaleur, la biomasse et la géothermie surtout de la chaleur.
| Famille | Ce qu’elle produit | Électricité produite en 2025 |
|---|---|---|
| Hydraulique | électricité | 62,4 TWh |
| Éolien | électricité, sur terre et en mer | 43,9 TWh sur terre, 5,7 TWh en mer |
| Solaire | électricité (photovoltaïque) et chaleur (thermique) | 32,9 TWh |
| Biomasse | chaleur (bois-énergie), biogaz, électricité, carburants | non repris |
| Géothermie | chaleur, jusqu’aux réseaux de chaleur | non repris |
Sources : ministère de la Transition écologique, page « Les énergies renouvelables » (mise à jour le 23 août 2024) ; RTE, Bilan électrique 2025, France métropolitaine. Nous ne reprenons pas de chiffre pour la biomasse et la géothermie, que la synthèse de RTE ne détaille pas.
Si l’on regarde toute l’énergie, et plus seulement l’électricité, le classement change. Selon les chiffres clés 2025 du ministère, le bois-énergie pèse 29,5% de la consommation primaire d’énergies renouvelables en 2024. Viennent ensuite l’hydraulique (17,6%), les pompes à chaleur (12,7%), l’éolien (11,4%), les biocarburants (10,1%), le biogaz (6%) et le photovoltaïque (5,8%).
Le solaire a gagné 5,9 GW en 2025 et sa production a augmenté de 32,7%. Fin 2025, le parc photovoltaïque atteignait 30,4 GW de puissance installée, plus que l’hydraulique (25,7 GW), d’après RTE.
Le nucléaire est-il une énergie verte ?
Non, si l’on entend par « verte » une énergie renouvelable : l’uranium ne figure pas dans la liste des sources renouvelables du code de l’énergie. Le nucléaire est en revanche une énergie bas carbone. RTE range sous ce terme le nucléaire et les renouvelables, parce que leur production émet très peu de gaz à effet de serre.
La distinction compte en France, où le nucléaire domine. En 2025, il a produit 373,0 TWh, soit 68,1% de l’électricité produite en métropole. Avec les renouvelables, la production bas carbone a atteint 521,1 TWh, 95,2% du total, un record selon le Bilan électrique 2025 de RTE.
Deux autres points séparent les deux familles. La France importe la totalité de son uranium, comme le rappelle le ministère, alors que le vent, le soleil et l’eau sont produits sur place. Et l’objectif légal de 33% de renouvelables en 2030 ne compte pas le nucléaire.
A notre avis, quand un fournisseur parle d’électricité verte, il faut entendre renouvelable et rien d’autre. Une électricité présentée comme « décarbonée » ou « bas carbone » peut inclure du nucléaire : ce n’est pas la même promesse. Le détail de ce qu’une offre verte prouve est dans notre avis sur l’électricité verte.
Quelle part d’énergie verte en France ?
Les renouvelables ont couvert 23,0% de la consommation finale brute d’énergie de la France en 2024, contre 22,4% en 2023, selon les données provisoires du ministère. L’objectif inscrit dans le code de l’énergie est de 33% au moins en 2030.
Cette part globale couvre l’électricité, la chaleur et les transports. Le ministère les suit séparément, au sens de la directive européenne sur les renouvelables :
| Usage | Part renouvelable en 2024 | Objectif 2030 |
|---|---|---|
| Électricité | 30,8% | 40% |
| Chaleur et froid | 31,1% | 38% |
| Transports | 10,7% | 15% |
| Gaz | non publié dans la synthèse | 10% |
| Total | 23,0% | 33% |
Sources : SDES, Chiffres clés des énergies renouvelables, édition 2025, données provisoires 2024 ; objectifs de l’article L100-4 du code de l’énergie.
Pour l’électricité, plusieurs chiffres circulent et ne mesurent pas la même chose. RTE compte la part renouvelable de la production : 27% en 2025, après le record de 27,9% en 2024, car l’hydraulique a reculé de 12,9 TWh avec des pluies moins abondantes. Le ministère calcule 30,8% selon les règles de calcul européennes, sur la consommation. Le Médiateur cite 30,9% de l’électricité consommée en 2023.
En Europe, la France se classait 15e sur 27 pour la part de renouvelables dans sa consommation d’énergie en 2023, juste devant l’Allemagne. Elle était aussi, la même année, le deuxième producteur primaire d’énergies renouvelables d’Europe, derrière l’Allemagne.
Comment avoir de l’électricité verte chez soi ?
Le plus simple est de souscrire une offre d’électricité verte : le fournisseur prouve, avec des certificats appelés garanties d’origine, qu’une quantité d’électricité renouvelable égale à la part couverte de votre consommation a été injectée sur le réseau. Rien ne change chez vous, ni le compteur ni le courant.
Physiquement, vous recevez le même mélange que vos voisins : l’électricité de toutes les centrales se mêle sur le réseau. Les garanties d’origine sont tracées dans un registre national, mais elles peuvent être achetées séparément de l’électricité, parfois dans un autre pays européen. Notre guide sur les garanties d’origine explique le mécanisme et ses limites.
L’offre verte n’a rien de rare. À fin juin 2026, 54 offres sur 75 du marché étaient couvertes en tout ou partie par des garanties d’origine, selon l’observatoire de la CRE. Pour aller plus loin que le certificat, l’ADEME délivre le label VertVolt aux offres dont le fournisseur achète son électricité à des producteurs renouvelables français. Sa base comptait 13 offres labellisées chez 11 fournisseurs en avril 2026.
Certaines offres vertes coûtent moins que le Tarif Bleu. Au baromètre d’octobre 2026, pour 4500 kWh par an en 6 kVA option Base, l’offre européenne d’ekWateur revient à 979€ par an, contre 1091€ pour le Tarif Bleu. À titre de comparaison, Enercoop Basic Watt, label VertVolt « très engagé », coûte 1325€. Le classement complet est dans notre guide de l’électricité verte la moins chère.
Piège. Vérifiez le pourcentage couvert par des garanties d’origine, même quand le nom de l’offre contient « vert » ou « green ». Chez Mint, Online & Green n’est couverte qu’à 25% par des garanties d’origine. La fiche descriptive de l’offre donne le pourcentage.
Et le gaz vert ?
Le gaz vert est surtout du biométhane : un gaz produit par méthanisation de matières organiques, épuré puis injecté dans le réseau de gaz naturel. Il remplace une part du gaz fossile tiré des sous-sols et circule dans le même réseau : tous les clients reçoivent le même gaz.
La méthanisation fait digérer par des micro-organismes, sans oxygène, des résidus le plus souvent agricoles : lisiers, fumiers, restes de culture. Elle produit du biogaz. Brut, il sert à faire de la chaleur et de l’électricité. Épuré et injecté dans le réseau, il prend le nom de biométhane. Le code de l’énergie le classe parmi les gaz renouvelables (article L445-1).
Comme pour l’électricité, une offre de gaz vert repose sur des garanties d’origine, dont le registre est tenu par EEX. Le fournisseur doit indiquer la proportion de gaz vert de l’offre et son pays d’origine. Certaines offres dites « compensées carbone » ne contiennent pas de gaz vert : le fournisseur y achète des crédits carbone.
La filière reste petite. Le biogaz représente 6% de la consommation primaire d’énergies renouvelables en 2024, et la programmation pluriannuelle de l’énergie vise 44 TWh de biométhane injecté dans les réseaux en 2030. Les offres, leurs taux de gaz vert et leur prix sont détaillés dans notre guide du gaz vert. Pour le prix du gaz en général, voyez notre guide du prix du gaz.
Produire sa propre énergie verte
L’autoconsommation consiste à consommer sur place tout ou partie de l’électricité produite par votre installation, le plus souvent des panneaux solaires. C’est la seule façon de consommer une électricité renouvelable produite chez vous, au sens physique.
Le code de l’énergie la définit à l’article L315-1. L’électricité produite est consommée instantanément, ou après stockage. L’installation peut appartenir à un tiers ou être gérée par lui, du moment qu’il suit vos instructions.
Le Médiateur insiste sur un point : ne confondez pas une offre verte, qui est un contrat, avec l’autoconsommation, qui est une production. Vous restez raccordé au réseau, pour y injecter le surplus, vendu ou non, et pour recevoir de l’électricité quand vos panneaux ne produisent pas assez. Ils produisent surtout l’été, alors que la consommation culmine l’hiver, surtout avec un chauffage électrique.
Prime à l’autoconsommation, rachat du surplus, déclaration, rôle du compteur Linky : tout cela est expliqué dans notre guide de l’autoconsommation solaire.
Pourquoi passer à l’énergie verte ?
Pour l’électricité, la France part d’une production déjà bas carbone à 95,2% en 2025. Les énergies fossiles, elles, pèsent encore près de 60% de la consommation d’énergie du pays, selon RTE : c’est là que la marge est la plus grande.
La production d’électricité française a émis en moyenne 19,6 g d’équivalent CO₂ par kWh en 2025, au deuxième rang des pays européens les moins émetteurs derrière la Norvège, selon RTE. Le même bilan note que les énergies fossiles représentent encore 43% de la consommation d’énergie du chauffage résidentiel. Pour un logement chauffé au fioul ou au gaz fossile, c’est donc le chauffage qu’il faut regarder en premier.
Une offre d’électricité verte garde pourtant un intérêt. Le Médiateur estime qu’elle envoie un signal favorable à la transition, et que les offres les plus engagées soutiennent directement les producteurs renouvelables en France. C’est le sens du label VertVolt. Quel que soit leur contrat, tous les consommateurs financent déjà les renouvelables par certaines taxes, rappelle-t-il.
Si vous voulez agir, voici l’ordre que nous vous suggérons :
- Regardez votre chauffage. Les énergies fossiles fournissent encore 43% de l’énergie du chauffage résidentiel, selon RTE. Une pompe à chaleur utilise de l’énergie ambiante, comptée comme renouvelable par la loi.
- Choisissez une offre d’électricité verte qui achète en France. Vérifiez la part couverte, le pays des garanties d’origine et le label VertVolt dans la fiche de l’offre ou sur le comparateur du Médiateur.
- Passez au gaz vert si vous gardez le gaz. Regardez la proportion de biométhane, de 5% à 100% selon les offres.
- Changez de fournisseur sans frais. Le changement est gratuit, sans coupure et sans changement de compteur : le nouveau fournisseur résilie l’ancien contrat pour vous. Notre guide pour changer de fournisseur d’électricité donne la marche à suivre.
Pour comparer les offres vertes avec votre code postal, utilisez notre comparateur d’offres.
Vérifier une offre verte sur le comparateur du Médiateur
Quelles sont les 5 énergies renouvelables ?
Le ministère de la Transition écologique distingue cinq familles : l’éolien, le solaire, la biomasse, l’hydraulique et la géothermie. Le code de l’énergie détaille les sources renouvelables, dont les énergies marines, l’énergie ambiante captée par les pompes à chaleur, les gaz de décharge et le biogaz.
Énergie verte et énergie renouvelable, est-ce la même chose ?
Oui dans l’usage. « Énergie verte » est l’expression courante, « énergie renouvelable » le terme juridique, défini à l’article L211-2 du code de l’énergie. Une offre « verte » d’électricité ou de gaz renvoie à des sources renouvelables.
Quelle est l’énergie la plus verte ?
Le code de l’énergie ne classe pas les sources renouvelables entre elles. En France, l’hydraulique est la première source d’électricité renouvelable et le bois-énergie la première source renouvelable tous usages confondus. Ce sont des volumes, pas un classement environnemental. Pour un logement chauffé au fioul ou au gaz fossile, le chauffage est la première piste à étudier.
Quel fournisseur d’énergie verte choisir ?
La plupart des fournisseurs ont une offre verte. Pour départager, regardez le label VertVolt de l’ADEME : en avril 2026, quatre offres avaient son niveau « très engagé », chez Alterna, Enercoop, GEG et Octopus Energy. Le prix compte aussi : voyez notre classement de l’électricité verte la moins chère.
Est-ce que je reçois vraiment de l’électricité verte ?
Pas exclusivement. Toute l’électricité se mélange sur le réseau et chaque client reçoit le même mix, renouvelables compris. Une offre verte garantit qu’une quantité d’électricité renouvelable égale à la part couverte de votre consommation a été produite. Seule l’autoconsommation vous fait consommer votre propre production.
L’électricité verte coûte-t-elle plus cher ?
Pas forcément. Au baromètre d’octobre 2026, des offres vertes coûtent moins que le Tarif Bleu, d’autres davantage : de 979€ à 1325€ par an parmi celles que cite ce guide. L’écart se mesure sur un coût annuel, abonnement compris.
Le nucléaire est-il une énergie renouvelable ?
Non. L’uranium ne figure pas dans la liste du code de l’énergie. Le nucléaire est classé bas carbone, comme les renouvelables, parce qu’il émet très peu de gaz à effet de serre en produisant.
Pour aller plus loin
Notre méthode d’analyse
Ce guide définit l’énergie verte, mesure sa place en France et présente les moyens d’en consommer chez soi.
- Des sources officielles. Les définitions viennent du code de l’énergie (Légifrance), les chiffres de la production d’électricité du Bilan électrique 2025 de RTE, la part des renouvelables du ministère de la Transition écologique (SDES), les offres vertes de la CRE, de l’ADEME et d’energie-info.fr, le site du Médiateur national de l’énergie. Nous ne reprenons jamais un chiffre d’un autre comparateur.
- Des prix datés. Les coûts annuels cités viennent de notre baromètre, relevé le 10 octobre 2026 sur les grilles publiées par les fournisseurs, pour 4500 kWh par an en 6 kVA option Base, TTC. Les sources officielles ont été relues le 11 octobre 2026.
- Ce qui n’est pas publié se dit. Quand une source ne donne pas un chiffre, nous l’indiquons au lieu de l’estimer.
- Aucune commission. Nous ne percevons aucune commission des fournisseurs cités. Les boutons mènent vers des sources officielles ou vers nos pages.
- Une mise à jour régulière. Nous revoyons ce guide à chaque bilan annuel de RTE et du ministère.